Aller au contenu

L'économie


Casimir

Messages recommandés

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)
Le 09/02/2017 à 22:36, Gollum a dit :

OK. Donc en gros, ce que je dis est vrai mais (1) mes certitudes ont 20 ans et (2) faut que je change de logiciel. Je reconnais mon forum :grin:.

Ya une espèce de "merdier conceptuel" qui te sert d'argumentation et dont, je l'avoue en l'espèce, l'origine m'échappe. On dirait une espèce de fable techno. J'identifie toutefois un souci venant de l'idée que pour toi, en gros, le développement, c'est une sorte de "mécano" orchestré par la politique publique et donc avant, c'était possible mais maintenant, c'est plus possible. CQFD :ninja:.

Je crains qu'on ne tourne en rond et comme le suggère 3Noze, c'est pas le topic -_-. L'Europe, les USA et le Japon, berceaux de la révolution industrielle et grands exportateurs manufacturiers devant l'éternel seront donc heureux de savoir que le "développement pour tous", c'est pas possible parce qu'un concept de nature keynésienne (le fameux fallacy of composition) le leur dit. Misère de l'économisme et de tous ces raisonnements "techno", brandis de toute éternité par des fonctionnaires incapables de comprendre la dynamique interne de l'économie de marché :(. Et le couplet des niveaux de développement figés, c'est priceless. So malthusien. Resservi chaque décennie par des générations de technocrates, constamment démenti par les "faits imprévus" qui désarment leurs prédictions mais les technocrates sont plus têtus que les faits -_-.

J'ai compris à ton smiley que tu t'en branlais mais peut-être ce doc finira t-il par t'intéresser: je t'invite donc à télécharger le Global Competitiveness Report du World Economic Forum. Cela ne t'affranchira pas forcément de tes délires déterministes mais au moins, ça pourrait t'aider à comprendre pourquoi certains pays sont riches et d'autres pauvres, ce qui était quand même la question de départ ;).

 

Ou qui ne veulent pas de la gauche. Ce qui suffit, pour un type de gauche, à les qualifier de "cons finis", en effet :grin:.

Done :ninja:

Bon j'ai lu en diagonale parce que faut pas exagérer quand même.

Je vais commencer par le sophisme de composition que tu critiquais dans ton post: ton GCR affirme que le manque de compétitivité est une contrainte pour la croissance mondiale. On pourrait justement là parler de beau sophisme de composition parce que la compétitivité étant me semble-t-il un concept basé sur la relativité (A est plus compétitif que B), on peut se demander ce qu'une hausse de la compétitivité mondiale peut vouloir dire. Mais bon je passe, je me doute que derrière cela se cache l'idée d'une ré-allocation plus efficace des ressources (par la compétition) des entreprises les moins productives vers les autres. 

Pour le reste je ne vois pas en quoi ce rapport contredit ce que je disais. Au contraire même, il souligne l'inégalité de distribution des revenus et ne nie absolument pas le rôle de l' État puisqu'au moins 4 de ses 12 pilliers de la compétitivité sont souvent liés au secteur public ou aux investissements publics (oups désolé, dois-je dire financements?)

Sinon sur la quatrième révolution industrielle et l'innovation, comment veux-tu que je ne sois pas d'accord?

Au final, je suis déçu, j'attendais quelque chose de plus charnu du point de vue rédactionnel avec plus de réflexions puisque c'était sensé mettre à mal la mienne de réflexion.

Si tu veux de la lecture je te conseille le Trade and Development Report d'UNCTAD sorti en septembre dernier.

Avant tu peux lire un petit article sur le site E15initiative: who captures the value in GVC? qui te donnera les termes du débat sur les GVCs.

Coucou @VIX15:ninaj:

 

Posté(e)
il y a 9 minutes, elkjaer a dit :

Done :ninja:

Bon j'ai lu en diagonale parce que faut pas exagérer quand même.

Je vais commencer par le sophisme de composition que tu critiquais dans ton post: ton GCR affirme que le manque de compétitivité est une contrainte pour la croissance mondiale. On pourrait justement là parler de beau sophisme de composition parce que la compétitivité étant me semble-t-il un concept basé sur la relativité (A est plus compétitif que B), on peut se demander ce qu'une hausse de la compétitivité mondiale peut vouloir dire. Mais bon je passe, je me doute que derrière cela se cache l'idée d'une ré-allocation plus efficace des ressources (par la compétition) des entreprises les moins productives vers les autres. 

Pour le reste je ne vois pas en quoi ce rapport contredit ce que je disais. Au contraire même, il souligne l'inégalité de distribution des revenus et ne nie absolument pas le rôle de l' État puisqu'au moins 4 de ses 12 pilliers de la compétitivité sont souvent liés au secteur public ou aux investissements publics (oups désolé, dois-je dire financements?)

Sinon sur la quatrième révolution industrielle et l'innovation, comment veux-tu que je ne sois pas d'accord?

Au final, je suis déçu, j'attendais quelque chose de plus charnu du point de vue rédactionnel avec plus de réflexions puisque c'était sensé mettre à mal la mienne de réflexion.

Si tu veux de la lecture je te conseille le Trade and Development Report d'UNCTAD sorti en septembre dernier.

Avant tu peux lire un petit article sur le site E15initiative: who captures the value in GVC? qui te donnera les termes du débat sur les GVCs.

Coucou @VIX15:ninaj:

 

Je ne sais si tu es d'accord ou pas d'accord puisque étant j'imagine féru d'économie mixte, tu trouveras toujours ton compte dans n'importe quel mix de public-privé. En outre, je sais qu'on a beaucoup de mal avec la bonne foi, sur ce forum mais mon but n'était justement pas de te recommander un truc ultra libéral. Simplement un rapport permettant de mettre quelques idées en place ;). Par contre, tu m'excuseras, prôner un vote de gauche quand on n'est "pas en désaccord" avec le contenu de ce rapport m'amène à déceler quelque chose de l'ordre de la contradiction. Va notamment voir ce que sont les problèmes de notre beau pays, dans le rapport en question...

Ensuite, comdab, tu lis ce que tu veux lire : il est évident que dans certains pays, l'inégalité des revenus est corrélée au sous développement. Dans d'autres, non. Ce sont surtout les causes de l'inégalité des revenus sur lesquelles le rapport attire l'attention. Quant au rôle de l'état, aucun rapport officiel ne le nie (ça rejoint mon premier paragraphe). L'état est partout : une fois qu'on a entériné ça, il est logique de se demander ce qu'il fait le mieux ou le moins mal (et les infrastructures en font partie).

Mais peut-être ta lecture en diagonale manque t-elle de... consistance ? Si tu veux quelque chose de plus "charnu" d'un point de vue rédactionnel/conceptuel, j'ai pas mal de choses en magasin sauf que là, ce sera moins consensuel et une fois de plus, mon but n'est pas de te brutaliser. Par ailleurs, bien entendu, ce rapport est critiquable à de maints égards.

Merci pour ta suggestion ;). J'ai d'autres fers au feu en ce moment. Et dans mes moments de relâche, je lis le rapport Pébereau sur "notre" dette publique (édifiant...) et... Economix. Ça c'est un truc que je peux te conseiller. C'est une BD à but pédagogique (expliquer l'économie aux béotiens) et c'est plutôt bien foutu, ça se lit vite et l'auteur est tendance "gauche liberal US" c'est à dire ton créneau. Au moins, tu te feras plaisir et puis ya des trucs instructifs (historiques, notamment).

Posté(e)

L'économie mixte, genre partenariats public privé Allianz Riviera? Bof :ninja:

Je suis bourré de contradiction ce qui est forcément le cas si on développe une réflexion politique pas simplement militante. 

Et je ne crois pas avoir appelé à voter à gauche. 

Bon cela dit j'ai dû lire trop en diagonale car la partie sur les causes de l'inégalité des revenus m'a échappé. Mais justement la théorie de l'avantage comparatif sur laquelle s'est appuyée la libéralisation du commerce mondial ne prévoyait pas justement un resserrement des revenus dans les PVD?

Tu lis Pébereau, j'en conclus que ton truc n'est pas l'économie mixte mais le capitalisme de connivence. Ça m'étonne de ta part, je te voyais plus du côté des PME innovantes :(

 

Posté(e)
Il y a 2 heures, elkjaer a dit :

L'économie mixte, genre partenariats public privé Allianz Riviera? Bof :ninja:

Je suis bourré de contradiction ce qui est forcément le cas si on développe une réflexion politique pas simplement militante. 

Et je ne crois pas avoir appelé à voter à gauche. 

Bon cela dit j'ai dû lire trop en diagonale car la partie sur les causes de l'inégalité des revenus m'a échappé. Mais justement la théorie de l'avantage comparatif sur laquelle s'est appuyée la libéralisation du commerce mondial ne prévoyait pas justement un resserrement des revenus dans les PVD?

Tu lis Pébereau, j'en conclus que ton truc n'est pas l'économie mixte mais le capitalisme de connivence. Ça m'étonne de ta part, je te voyais plus du côté des PME innovantes :(

 

Je ne lis pas Pébereau. Je lis le rapport Pébereau, lequel n'a rien à voir avec ce que tu racontes.

Pour le reste, l'avantage comparatif a quelques failles théoriques qui ne permettent pas d'en faire l'alpha et l'oméga du commerce international (j'imagine que tu seras d'accord). Et la question de l'inégalité internationale des revenus est complexe : nombre de pays émergents étaient le tiers voire le quart monde il y a 40 ans. Or, leur niveau de vie s'est rapproché du nôtre (c'est d'ailleurs bien ce que déplorent nombre de militants écolos...).

Enfin, il est possible que moi-même, je lise tes posts trop hâtivement. Il m'avait semblé que tu avais pris fait et cause pour un rapprochement Hamon-Mélenchon (ou pour Hamon tout seul) mais j'ai pu me tromper...

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)

We can’t blame those who are wary. For institutions that have traditionally championed the open markets and liberalisation underpinning globalisation, it might be tempting to “fix” things like you repair an old, broken engine–tweak language, jigger policy, just enough to get past today’s protectionism, isolationism and populism and return to business as usual.

 

The truth is, however, that this won’t work.  We’re beyond quick fixes to address the discontent of citizens.  There is no returning to the past.  Too many things are not working for too many people. The only way forward is not to patch up globalisation, but to shake it up

 

Unless governments undertake fundamental changes—both individually and collectively—in the way our economies, societies, and political systems work, all our efforts will merely water the seeds of further crisis. We will see reversed the peace and progress that openness and multilateral cooperation have brought over decades.

 

The tackling of core concerns is long overdue: rising inequalities of income, wealth and opportunities; the growing disconnect between finance and the real economy; mounting divergence in productivity levels between workers, firms and regions; winner-take-most dynamics in many markets; limited progressivity of our tax systems; corruption and capture of politics and institutions by vested interests; lack of transparency and participation by ordinary citizens in decision-making; the soundness of the education and of the values we transmit to future generations

Petit jeu pour @Gollum, l'auteur de ces propos est:

1/Joseph Stiglitz

2/ Thomas Piketty

3/ Donald Trump

4/ Le Secrétaire Général de l'OCDE

5/ Alternatives Économiques

6/ Yanis Varoufakis

7/ Mon cul

Posté(e) (modifié)
Il y a 3 heures, elkjaer a dit :

We can’t blame those who are wary. For institutions that have traditionally championed the open markets and liberalisation underpinning globalisation, it might be tempting to “fix” things like you repair an old, broken engine–tweak language, jigger policy, just enough to get past today’s protectionism, isolationism and populism and return to business as usual.

 

The truth is, however, that this won’t work.  We’re beyond quick fixes to address the discontent of citizens.  There is no returning to the past.  Too many things are not working for too many people. The only way forward is not to patch up globalisation, but to shake it up

 

Unless governments undertake fundamental changes—both individually and collectively—in the way our economies, societies, and political systems work, all our efforts will merely water the seeds of further crisis. We will see reversed the peace and progress that openness and multilateral cooperation have brought over decades.

 

The tackling of core concerns is long overdue: rising inequalities of income, wealth and opportunities; the growing disconnect between finance and the real economy; mounting divergence in productivity levels between workers, firms and regions; winner-take-most dynamics in many markets; limited progressivity of our tax systems; corruption and capture of politics and institutions by vested interests; lack of transparency and participation by ordinary citizens in decision-making; the soundness of the education and of the values we transmit to future generations

Petit jeu pour @Gollum, l'auteur de ces propos est:

1/Joseph Stiglitz

2/ Thomas Piketty

3/ Donald Trump

4/ Le Secrétaire Général de l'OCDE

5/ Alternatives Économiques

6/ Yanis Varoufakis

7/ Mon cul

Procédons par exclusion :

1. Je ne doute pas que ton cul parle très bien l'anglais et comme ce que je lis a globalement une odeur de merde, l'hypothèse n'est pas à exclure. Ceci dit, je partage le diagnostic de "changements fondamentaux" suggéré par le texte et quelques autres choses. On va donc considérer que ce dernier a été pondu par un cerveau.

2. J'exclus Piketty et Stiglitz. Le style ne fait pas "économiste". L'un ou l'autre aurait casé un chiffre de ci ou de ça pour tenter de faire scientifique. Là, il s'agit clairement d'un texte d'opinion, qui s'assume comme tel.

3. Les journalistes d'Alternatives économiques ne connaissent pas l'anglais :ninja:. Et Trump connaît sûrement l'anglais mais il ne sait pas ce qu'il faut en faire :ph34r:.

4. Pas assez radical pour Varoufakis.

Ça fait vraiment introduction incantatoire d'un rapport de l'OCDE, ces organisations internationales portant et colportant tout ce que l'air du temps charrie de banalités. L'inarticulation manifeste entre les concepts, cette ambition maladroite de pensée globale sans avoir les clés de compréhension nécessaires, le côté "gentille institution prout*e qui est à l'écoute du peuple et lui sert ce qu'il veut entendre", je dirais que c'est ça...

Modifié par Gollum
Posté(e)

Je ne suis pas déçu. Si j'ai effectivement du mal à baragouiner l'anglais avec mon cul je savais pouvoir compter sur toi pour me répondre avec le tien.

Il fut un temps pas lointain où les banalités charriées par l'OCDE étaient celles de Friedman et de Hayek. Il est amusant de voir ces organisations internationales les unes après les autres faire machine arrière en redonnant de la légitimité à l'espace public. Ça ressemble un peu aux collabos qui entrent en résistance en août 44 :ninja:

Posté(e)
Il y a 2 heures, elkjaer a dit :

Je ne suis pas déçu. Si j'ai effectivement du mal à baragouiner l'anglais avec mon cul je savais pouvoir compter sur toi pour me répondre avec le tien.

Il fut un temps pas lointain où les banalités charriées par l'OCDE étaient celles de Friedman et de Hayek. Il est amusant de voir ces organisations internationales les unes après les autres faire machine arrière en redonnant de la légitimité à l'espace public. Ça ressemble un peu aux collabos qui entrent en résistance en août 44 :ninja:

Friedman, peut-être (et encore) mais Hayek, non. En fait, l'un des dadas de l'OCDE ces dernières décennies, c'est le new public management c'est-à dire la fausse privatisation des services publics, la fausse "dérégulation", toussa. Du vent conçu par des fonctionnaires qui ne comprennent rien à ce qu'est une économie de marché.

Et après avoir constaté que ce vent en était bien, passant sous silence l'étatisation rampante -et inexorable- des économies occidentales depuis 30 ans, voilà t'y pas que ces esprits éclairés s'adonnent aujourd'hui aux sirènes d'une sorte de néo-socialisme. C'est la preuve, s'il en était besoin, que ces gens ne pensent rien, ne comprennent rien et se croient fondés à un "pragmatisme" vide de sens.

Mais enfin, si j'ai trouvé la réponse à ton quizz, c'est que je suis un peu habitué à la rhétorique de ces institutions internationales. Certains rapports ou travaux peuvent comporter de bonnes choses mais dans l'ensemble, ça pue l'autisme technocratique à plein nez.

Posté(e)

 Houla n'emploie surtout pas des tournures trop compliquées avec lui, sinon le dialogue va être définitivement impossible.

Posté(e) (modifié)
il y a une heure, Gollum a dit :

Friedman, peut-être (et encore) mais Hayek, non. En fait, l'un des dadas de l'OCDE ces dernières décennies, c'est le new public management c'est-à dire la fausse privatisation des services publics, la fausse "dérégulation", toussa. Du vent conçu par des fonctionnaires qui ne comprennent rien à ce qu'est une économie de marché.

Et après avoir constaté que ce vent en était bien, passant sous silence l'étatisation rampante -et inexorable- des économies occidentales depuis 30 ans, voilà t'y pas que ces esprits éclairés s'adonnent aujourd'hui aux sirènes d'une sorte de néo-socialisme. C'est la preuve, s'il en était besoin, que ces gens ne pensent rien, ne comprennent rien et se croient fondés à un "pragmatisme" vide de sens.

Mais enfin, si j'ai trouvé la réponse à ton quizz, c'est que je suis un peu habitué à la rhétorique de ces institutions internationales. Certains rapports ou travaux peuvent comporter de bonnes choses mais dans l'ensemble, ça pue l'autisme technocratique à plein nez.

Le plus amusant c'est que le document que tu m'as conseillé de lire il y a quelques temps était une émanation du World Economic Forum dont, tu en conviendras, il est difficile de dire qu'il ne connait rien à l'économie de marché. Or le WeForum s'il pointe en effet les problèmes de gouvernance s'approche par ailleurs de plus en plus de la réthorique que tu qualifiés de keynésienne des autres organisations.

En fait il semble se dessiner un consensus, qui quoi que moindre que celui des climatologues sur le réchauffement climatique et le rôle de l'homme dans celui-ci, rejette quand même la dernière horde de théoriciens de la main invisible (j'utilise sciemment l'expression pour te donner une porte de sortie) dans quelques camps retranchés purement académiques où on peut dire que la connaissance des réalités du marché est tout sauf une donnée primaire :ninja:

 

Modifié par elkjaer
Posté(e)
il y a une heure, elkjaer a dit :

Le plus amusant c'est que le document que tu m'as conseillé de lire il y a quelques temps était une émanation du World Economic Forum dont, tu en conviendras, il est difficile de dire qu'il ne connait rien à l'économie de marché. Or le WeForum s'il pointe en effet les problèmes de gouvernance s'approche par ailleurs de plus en plus de la réthorique que tu qualifiés de keynésienne des autres organisations.

En fait il semble se dessiner un consensus, qui quoi que moindre que celui des climatologues sur le réchauffement climatique et le rôle de l'homme dans celui-ci, rejette quand même la dernière horde de théoriciens de la main invisible (j'utilise sciemment l'expression pour te donner une porte de sortie) dans quelques camps retranchés purement académiques où on peut dire que la connaissance des réalités du marché est tout sauf une donnée primaire :ninja:

 

Il ne faut pas confondre le consensus dans les institutions internationales et le consensus dans les milieux académiques. Le consensus parmi les économistes ne se fait que sur quelques questions (par exemple : le commerce international) mais pour le reste, les divergences d'analyse persistent. Les débats font aujourd'hui rage sur pas mal de questions cruciales : la politique monétaire et la dépense publique, notamment.

Mais ce qui est vrai, c'est que les leçons des crises financières n'ont pas été tirées. Ou qu'on renonce à les tirer au regard de la prodigieuse inertie de la dépense publique. Et c'est à cette aune qu'il faut concevoir ce que tu appelles le consensus des institutions internationales. Ces dernières sont fatiguées de passer pour les grands méchants loups de l'austérité et de surcroît, en pissant dans un violon (sauf cas très exceptionnel, genre l'Espagne ou la Grèce). Tu crois qu'elles n'ont pas entériné ce qui se passait, notamment en Europe, à savoir que recommander une baisse de la dépense publique (donc des réformes structurelles), c'était politiquement très compliqué ? Donc, aujourd'hui, elles maquillent leur revirement -lequel est une lâcheté politique- en "théorie économique", manière de sauver la face. Ces institutions ont, elles-aussi, une légitimité à reconquérir et ça passe par une forme de démagogie. Ça m'évoque un truc du genre "bon ben finalement, allez-y, la crise est loin, inutile de s'emmerder, dépensez, imposez, faites ce que vous avez toujours fait, de toute façon, au point où on en est". Parce que tu peux relire le texte que tu m'as soumis : tu verras qu'à part quelques lamentations de bon aloi, il ne contient absolument rien de l'ordre d'une "stratégie"...

Mais pour le dire en un mot : ni les institutions internationales, ni les économistes officiels ne comprennent ce qui se passe depuis bientôt 10 ans (et pas plus ce qu'il y avait avant car sinon, yaurait pas eu de crise financière). Donc, les uns et les autres peuvent bien recommander ce qu'ils veulent, ils sont dans le brouillard. Et contrairement à ce que tu dis, ces économistes ne comprennent en effet pas l'économie de marché. Il se trouve qu'au vingtième siècle, la théorie de la "main invisible" a pris une mauvaise direction... Certains économistes qualifiés de "libéraux" sont en fait des planificateurs sociaux qui voient en le marché un "instrument" de la prospérité. Ce qu'il n'est pas. Le marché est une institution de la liberté et c'est très différent du magma technocratique dans lequel macère la "pensée" des économistes officiels.

 

  • 2 mois plus tard...
Posté(e) (modifié)
Il y a 19 heures, Footballeur82 a dit :

https://fr.finance.yahoo.com/actualites/lundi-france-va-emprunter-entre-111746290.html

@Gollum, une petite explication de "texte" en moins de 1 000 mots :ninja:

Le principe est simple : la BCE a instauré des taux négatifs (donc des pénalités) sur les réserves bancaires. En gros, si les banques ne dépensent pas l'argent que la banque centrale européenne leur donne, elles sont pénalisées.

Il faut donc placer... coûte que coûte. Et cela donne des taux d'emprunt négatifs (et positifs mais très bas pour les particuliers : c'est le moment de t'acheter une résidence secondaire...). Bien sûr, c'est économiquement aberrant mais les banques centrales n'en ont que foutre. Leur idée, depuis 5 ans, est de permettre aux états d'emprunter gratuitement, de manière à résorber la dette publique.

Modifié par Gollum
Posté(e)
il y a 13 minutes, Gollum a dit :

Le principe est simple : la BCE a instauré des taux négatifs (donc des pénalités) sur les réserves bancaires. En gros, si les banques ne dépensent pas l'argent que la banque centrale européenne leur donne, elles sont pénalisées.

Il faut donc placer... coûte que coûte. Et cela donne des taux d'emprunt négatifs (et positifs mais très bas pour les particuliers : c'est le moment de t'acheter une résidence secondaire...). Bien sûr, c'est économiquement aberrant mais les banques centrales n'en ont que foutre. Leur idée, depuis 5 ans, est de permettre aux états d'emprunter gratuitement, de manière à résorber la dette publique.

merci. l'élément qui me manquait apparemment c'était les pénalités sur les réserves bancaires.

par contre pourquoi les banques se font donner de l'argent par la banque centrale, si c'est pour perdre de l'argent dessus ( en prêtant à taux négatifs aux pays, ou en payant des pénalités) ?:unsure2:

pourquoi certains pays n'ont pas accès à ces taux négatifs ? et pourquoi la France y a accès ?

pour la résidence secondaire, je dois finir de payer la principale -_-

La finance mondiale c'est un peu un grand jeu de Monopoly dans lequel les règles seraient subtilement adaptées pour éviter que tout se casse la gueule ? et qu'accessoirement se soient toujours les mêmes qui y gagnent ?.:unsure2::ninja:

Posté(e)
Il y a 18 heures, Footballeur82 a dit :

merci. l'élément qui me manquait apparemment c'était les pénalités sur les réserves bancaires.

par contre pourquoi les banques se font donner de l'argent par la banque centrale, si c'est pour perdre de l'argent dessus ( en prêtant à taux négatifs aux pays, ou en payant des pénalités) ?:unsure2:

pourquoi certains pays n'ont pas accès à ces taux négatifs ? et pourquoi la France y a accès ?

pour la résidence secondaire, je dois finir de payer la principale -_-

La finance mondiale c'est un peu un grand jeu de Monopoly dans lequel les règles seraient subtilement adaptées pour éviter que tout se casse la gueule ? et qu'accessoirement se soient toujours les mêmes qui y gagnent ?.:unsure2::ninja:

Tous les dépôts bancaires sont "taxés" par la BCE. Donc, les banques commerciales (qui ont toutes un compte à la BCE) ne peuvent pas y échapper.

Cette mesure vise à inciter les banques à prêter/placer leurs liquidités plutôt que de les garder en compte. Ensuite, la loi de l'offre et de la demande joue. Quand il y a plus d'offreurs de liquidités que de demandeurs de liquidités, le taux d'intérêt baisse jusqu'à éventuellement devenir négatif. Mais cela ne se produit que sur les meilleures signatures : les pays qui paraissent les plus fiables peuvent donc emprunter à taux négatif (plus le taux d'emprunt d'un pays ou une entreprise est élevé, plus cet emprunteur est considéré risqué). En gros, les "marchés" (c'est à dire les banques) pensent que la dette publique française est relativement sûre. Et cette croyance est liée au fait qu'en France, l'impôt rentre plutôt facilement (le génie fiscal français est de tout temps : "il faut plumer l'oie sans qu'elle crie" disait Louis XIV...).

La "finance mondiale" n'a pas d'autre règle que l'opportunisme des banques centrales. Il s'agit de permettre aux états de s'endetter le moins douloureusement possible en créant ad libitum la monnaie dont ils ont besoin. Et en général, quand la politique se mêle d'économie, non seulement ça se casse la gueule mais les conséquences sont apocalyptiques...

Posté(e)
Il y a 2 heures, Gollum a dit :

Tous les dépôts bancaires sont "taxés" par la BCE. Donc, les banques commerciales (qui ont toutes un compte à la BCE) ne peuvent pas y échapper.

Cette mesure vise à inciter les banques à prêter/placer leurs liquidités plutôt que de les garder en compte. Ensuite, la loi de l'offre et de la demande joue. Quand il y a plus d'offreurs de liquidités que de demandeurs de liquidités, le taux d'intérêt baisse jusqu'à éventuellement devenir négatif. Mais cela ne se produit que sur les meilleures signatures : les pays qui paraissent les plus fiables peuvent donc emprunter à taux négatif (plus le taux d'emprunt d'un pays ou une entreprise est élevé, plus cet emprunteur est considéré risqué). En gros, les "marchés" (c'est à dire les banques) pensent que la dette publique française est relativement sûre. Et cette croyance est liée au fait qu'en France, l'impôt rentre plutôt facilement (le génie fiscal français est de tout temps : "il faut plumer l'oie sans qu'elle crie" disait Louis XIV...).

La "finance mondiale" n'a pas d'autre règle que l'opportunisme des banques centrales. Il s'agit de permettre aux états de s'endetter le moins douloureusement possible en créant ad libitum la monnaie dont ils ont besoin. Et en général, quand la politique se mêle d'économie, non seulement ça se casse la gueule mais les conséquences sont apocalyptiques...

Merci donc tout l'argent dormant est taxé c'est çà le principe de base.

J'ai fait un peu le candide sur le pourquoi la France a des taux négatif malgré 5 ans de foutoir hollandais ^_^

Bon tes conclusions apocalyptiques, elles m'effraient autant que celles des climato alarmistes :unsure2:

Posté(e)
Il y a 1 heure, Footballeur82 a dit :

Merci donc tout l'argent dormant est taxé c'est çà le principe de base.

J'ai fait un peu le candide sur le pourquoi la France a des taux négatif malgré 5 ans de foutoir hollandais ^_^

Bon tes conclusions apocalyptiques, elles m'effraient autant que celles des climato alarmistes :unsure2:

Et tu as bien raison de ne t'alarmer ni des unes, ni des autres car... dans l'un comme l'autre cas, ça nous dépasse.

Mourir n'est pas un problème. Mourir malheureux, si -_-.

Posté(e)
il y a 40 minutes, elkjaer a dit :

F82 et Gollum se retrouvent sur le climato-scepticisme.

Si après ça il y en a encore qui doutent :rolleyes:

 

 

Je ne suis pas climato septique au sens où tu l'entends, ni au sens où l'est Gollum. Mais bon douter des modèles de calcul, et de prévisions à 50 degré dans le lot , ça doit mériter le bûcher :unsure2:

Mais je suis sur que des études arriveront à montrer que cet été a été particulièrement chaud :rolleyes:

J'ai quelques notions de modélisation numérique, quand tu sais par exemple que les modèles numériques utiliser par Airbus pour  les ailes des a300 à a380 n'ont absolument pas répondu correctement pour l'a400M. Alors que les principes de rdm sont beaucoup plus simples ,largement plus connus , et avec des investissements de recherche autrement plus colossaux, que dans ceux balbutiant de la climatologie, tu peux simplement te poser quelques questions sur les affirmations quantitatives donnée par le GIEC & co.

 

  • Triste 1
Posté(e)
Il y a 4 heures, Footballeur82 a dit :

Je ne suis pas climato septique au sens où tu l'entends, ni au sens où l'est Gollum. Mais bon douter des modèles de calcul, et de prévisions à 50 degré dans le lot , ça doit mériter le bûcher :unsure2:

Mais je suis sur que des études arriveront à montrer que cet été a été particulièrement chaud :rolleyes:

J'ai quelques notions de modélisation numérique, quand tu sais par exemple que les modèles numériques utiliser par Airbus pour  les ailes des a300 à a380 n'ont absolument pas répondu correctement pour l'a400M. Alors que les principes de rdm sont beaucoup plus simples ,largement plus connus , et avec des investissements de recherche autrement plus colossaux, que dans ceux balbutiant de la climatologie, tu peux simplement te poser quelques questions sur les affirmations quantitatives donnée par le GIEC & co.

 

Pour que toi (ou Elkjaer) puissiez diagnostiquer mon "climato-scepticisme", il faudrait encore que vous sachiez définir ce que "scepticisme" veut dire.

Or, dans l'esprit d'un fanatique, "scepticisme" signifie "hérésie". Et je ne crois pas me tromper en qualifiant Elkjaer de fanatique, sur cette question... :grin:

Posté(e)
il y a 46 minutes, Gollum a dit :

Pour que toi (ou Elkjaer) puissiez diagnostiquer mon "climato-scepticisme", il faudrait encore que vous sachiez définir ce que "scepticisme" veut dire.

Or, dans l'esprit d'un fanatique, "scepticisme" signifie "hérésie". Et je ne crois pas me tromper en qualifiant Elkjaer de fanatique, sur cette question... :grin:

Pour ma part je doutais juste que l'on soit sur la même longueur d'onde sur ce sujet (aussi) :) je n'ai pas la prétention de pouvoir définir ta position sur le sujet -_- ni d'en avoir envie :ninja:

Posté(e)
Il y a 6 heures, Gollum a dit :

Pour que toi (ou Elkjaer) puissiez diagnostiquer mon "climato-scepticisme", il faudrait encore que vous sachiez définir ce que "scepticisme" veut dire.

Or, dans l'esprit d'un fanatique, "scepticisme" signifie "hérésie". Et je ne crois pas me tromper en qualifiant Elkjaer de fanatique, sur cette question... :grin:

746.gif

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

×
×
  • Créer...

Information importante

Nous avons placé des cookies sur votre appareil pour aider à améliorer ce site. Vous pouvez choisir d’ajuster vos paramètres de cookie, sinon nous supposerons que vous êtes d’accord pour continuer.